
Le premier Lencquesaing, né à Solre-le-Château en Hainaut en 1555, a laissé de lui un beau portrait, réalisé à l’époque de son mariage avec Anne Masson (Anvers, 1579). Une série de lettres romaines finement tracées révèle qu’il avait alors vingt-cinq ans. Ses armes représentées dans le coin supérieur gauche sont d’origine.
Sa mise est particulièrement précieuse. Elle est représentée par le peintre peut-être avec plus de chatoiement et de réalisme que le visage lui-même. Il porte une ample chemise brodée d’or sous un solide pourpoint de peau. Une imposante fraise cache son col, ses poignets sont recouverts de dentelle. Sa main droite s’appuie sur un meuble. Sa main gauche, négligemment posée sur un fourreau d’épée très ouvragé. Son port est un privilège de la noblesse, tout comme l’ostension d’un écu timbré. Son épée est retenue autour de la taille par un baudrier et met en évidence l’alliance du jeune marié. Son expression ambiguë est à la fois lasse et habile.
Jehan porte en long sautoir une médaille qui représente le visage d’un homme de profil, surement Philippe II, peut-être le gouverneur général, peut-être aussi son maître, le marquis d’Havré. Jehan était en effet receveur général des biens de ce puissant rejeton Croÿ. Il fut aussi receveur de Baudour pour le roi et vécut au château de Mons « avec train convenable a un gentilhomme ».
Sa mise est particulièrement précieuse. Elle est représentée par le peintre peut-être avec plus de chatoiement et de réalisme que le visage lui-même. Il porte une ample chemise brodée d’or sous un solide pourpoint de peau. Une imposante fraise cache son col, ses poignets sont recouverts de dentelle. Sa main droite s’appuie sur un meuble. Sa main gauche, négligemment posée sur un fourreau d’épée très ouvragé. Son port est un privilège de la noblesse, tout comme l’ostension d’un écu timbré. Son épée est retenue autour de la taille par un baudrier et met en évidence l’alliance du jeune marié. Son expression ambiguë est à la fois lasse et habile.
Jehan porte en long sautoir une médaille qui représente le visage d’un homme de profil, surement Philippe II, peut-être le gouverneur général, peut-être aussi son maître, le marquis d’Havré. Jehan était en effet receveur général des biens de ce puissant rejeton Croÿ. Il fut aussi receveur de Baudour pour le roi et vécut au château de Mons « avec train convenable a un gentilhomme ».
Eléments de généalogie
I. Jehan de Lencquesaing, né à Solre-le-Château en Hainaut en juin 1555. Receveur général des biens du marquis d’Havré, receveur de Baudour pour le roi. Le 20 décembre 1579, dernier dimanche de l’Avent, il épousa à Notre-Dame d’Anvers Anne Masson, née le jeudi 21 octobre 1563 entre deux et trois heures de l’après-dîner (« par ung jour de ste ursule », précise le livre de raison) à Bruxelles en la maison de sa marraine, Anne duchesse douairière d’Aerschot, mère du marquis d’Havré. Le mariage fut célébré par le curé de la paroisse en la chapelle dénommée « chambrette », près de la chapelle du Saint Sacrement, en présence de Marius de Fier et de Jean Van Roden. Après la cérémonie, un banquet de noces fut servi en l’hôtel du marquis d’Havré, en la maison du sieur Stralle. Madame de [Creenen]brouck et ses deux filles ainsi que plusieurs gentilshommes et dames y assistèrent.
De ce mariage naquirent douze enfants :
1. N…, né à Bruxelles le mercredi 29 juin 1580, jour de Saints Pierre et Paul, entre sept et huit heures du soir.
2. Marguerite, née à Bruxelles le 10 septembre 1581 entre sept et huit heures du soir, baptisée en la chapelle de la maison du marquis d’Havré par messire Bartholomé van [Lintehante], chapelain de l’église paroissiale, les églises catholiques étant à cette époque occupées par les protestants. Elle eut pour parrain Jehan Sophÿe dit de Daubbre et pour marraine demoiselle Marguerite de [Creenenbrouck]. Elle mourut en 1655.
3. Jehan, né le jeudi 29 décembre 1583 à Bruxelles entre onze et douze heures du soir et baptisé pour les mêmes raisons en la chapelle de la maison du marquis d’Havré par messire Bartholomé van [Lintehante]. Il eut pour parrains maître Jehan Waelhem, conseiller et maître des comptes du Brabant et Guillaume van [Smesse], auditeur des comptes du Brabant et pour marraines demoiselle Catherine van Lenthem, épouse de Marc Dentière, conseiller de Sa Majesté et maître des comptes du Luxembourg en la chambre du Brabant, et demoiselle Scotte, épouse de Roland van Becken.
4. Charles-Philippe, né le 21 mai 1586 entre une et deux heures du matin et baptisé en l’église paroissiale Notre-Dame de la Chapelle à Bruxelles par le curée de la paroisse. Il eut pour parrain délégué par le marquis d’Havré Marc Dentière, pour parrain délégué par le prince de Chimay, Augustin de Bellabecca, son écuyer. Il eut pour marraine demoiselle Philippotte van der Noot, fille d’Englebert, maître d’hôtel du marquis d’Havré. Il mourut jeune.
5. Anne, née le 1er juin 1588 « a six heures du soir au signe de leo » et baptisée le lendemain en l’église paroissiale Notre-Dame de la Chapelle par le curé de la paroisse. Elle eut pour parrains Philippe de […], sieur de Berlaghem et maître Pierre Cornet, docteur et avocat au grand conseil du Brabant, conseiller ordinaire du marquis d’Havré, et pour marraine une cousine de Jehan de Lencquesaing, épouse de maître Jehan Waelhem. Le nom de jeune fille de la marraine est laissé en blanc. « Dieu la face par sa ste gr[âce] pre[n]de feme », écrit son père sur le livre de raison.
6. Jacques, né à Bruxelles en novembre 1590 (sans doute le 28) entre quatre et cinq heures du soir et baptisé le dimanche suivant en l’église de la Chapelle par messire Pierre (le nom de famille est laissé en blanc), curé de la paroisse. Il eut pour parrain Jacques de Vergnies et pour marraine Barbe van Thille, veuve de Nicolas Poupart, receveur général de la duchesse d’Aerschot, mère du marquis d’Havré. Il mourut à Bruxelles en mai 1656.
7. Elisabeth, née le 30 mai 1593 entre cinq et six heures du soir « jour de la dedicace de bruxelles » et baptisée le lendemain en l’église de la Chapelle par le curé de la paroisse. Elle eut pour parrain [blanc] de [Rodonan] dit de Berlaghem, prévôt des églises de Mons et doyen à Gand et pour marraine au nom de Barbe Dentière, fille de Marc, Elisabeth Coghon, veuve de Nicolas Francq, en son vivant receveur général du marquis d’Havré, prédécesseur de Jehan de Lencquesaing. Elle mourut le 5 juin et fut enterrée en l’église Notre-Dame de la Chapelle devant l’autel de Notre-Dame .
8. Marie, née le 19 juin 1594 à Mons entre dix et onze heures du soir et baptisée en l’église Saint-Germain de Mons par le curé de la paroisse. Elle eut pour parrain maître Philippe Dentière, chanoine de Cambrai, et pour marraine Marguerite de [Westele]. « Dieu la face pre[n] [manque] feme », écrit son père sur le livre de raison. Elle mourut à Bruxelles, en avril 1663.
9. Pierre, né à Mons en octobre 1596 à huit heures du soir et baptisé en l’église Saint-Germain par le curé de la paroisse. Il eut pour parrain Jacques de Landas, sieur de [Gonlede] et pour marraine Françoise de Lencquesaing, sœur de Jehan et en ses lieu et place Jeanne Marin, épouse de François [Fusseau]. « Dieu le face homme de bien. Amen », écrit son père sur le livre de raison.
10. Michel, né un jeudi en mars 1599 vers huit heures du soir et baptisé en l’église Saint-Germain par messire […], chanoine et curé de cette église. Il eut pour parrain Jacques de […], bailli du marquis d’Havré, et pour marraine [blanc], épouse de maître Cornille […], lieutenant du prévôt de Mons. « Dieu le face homme de bien. Amen », écrit son père sur le livre de raison.
11. Jean-Jacques, qui suit.
12. Nicolas, né à Mons le 19 mai 1605 et baptisé en l’église Saint-Germain par le curé de la paroisse. Il eut pour parrain Nicolas Cols, bailli de Baudour, et pour marraine Anne Farnart, épouse de Louis […oy], greffier de Baudour. Il mourut jeune : « lequel enffant morut et fut porte en terre et acompaigne de tous les parens et amis qui assistoient aux […] ».
De ce mariage naquirent douze enfants :
1. N…, né à Bruxelles le mercredi 29 juin 1580, jour de Saints Pierre et Paul, entre sept et huit heures du soir.
2. Marguerite, née à Bruxelles le 10 septembre 1581 entre sept et huit heures du soir, baptisée en la chapelle de la maison du marquis d’Havré par messire Bartholomé van [Lintehante], chapelain de l’église paroissiale, les églises catholiques étant à cette époque occupées par les protestants. Elle eut pour parrain Jehan Sophÿe dit de Daubbre et pour marraine demoiselle Marguerite de [Creenenbrouck]. Elle mourut en 1655.
3. Jehan, né le jeudi 29 décembre 1583 à Bruxelles entre onze et douze heures du soir et baptisé pour les mêmes raisons en la chapelle de la maison du marquis d’Havré par messire Bartholomé van [Lintehante]. Il eut pour parrains maître Jehan Waelhem, conseiller et maître des comptes du Brabant et Guillaume van [Smesse], auditeur des comptes du Brabant et pour marraines demoiselle Catherine van Lenthem, épouse de Marc Dentière, conseiller de Sa Majesté et maître des comptes du Luxembourg en la chambre du Brabant, et demoiselle Scotte, épouse de Roland van Becken.
4. Charles-Philippe, né le 21 mai 1586 entre une et deux heures du matin et baptisé en l’église paroissiale Notre-Dame de la Chapelle à Bruxelles par le curée de la paroisse. Il eut pour parrain délégué par le marquis d’Havré Marc Dentière, pour parrain délégué par le prince de Chimay, Augustin de Bellabecca, son écuyer. Il eut pour marraine demoiselle Philippotte van der Noot, fille d’Englebert, maître d’hôtel du marquis d’Havré. Il mourut jeune.
5. Anne, née le 1er juin 1588 « a six heures du soir au signe de leo » et baptisée le lendemain en l’église paroissiale Notre-Dame de la Chapelle par le curé de la paroisse. Elle eut pour parrains Philippe de […], sieur de Berlaghem et maître Pierre Cornet, docteur et avocat au grand conseil du Brabant, conseiller ordinaire du marquis d’Havré, et pour marraine une cousine de Jehan de Lencquesaing, épouse de maître Jehan Waelhem. Le nom de jeune fille de la marraine est laissé en blanc. « Dieu la face par sa ste gr[âce] pre[n]de feme », écrit son père sur le livre de raison.
6. Jacques, né à Bruxelles en novembre 1590 (sans doute le 28) entre quatre et cinq heures du soir et baptisé le dimanche suivant en l’église de la Chapelle par messire Pierre (le nom de famille est laissé en blanc), curé de la paroisse. Il eut pour parrain Jacques de Vergnies et pour marraine Barbe van Thille, veuve de Nicolas Poupart, receveur général de la duchesse d’Aerschot, mère du marquis d’Havré. Il mourut à Bruxelles en mai 1656.
7. Elisabeth, née le 30 mai 1593 entre cinq et six heures du soir « jour de la dedicace de bruxelles » et baptisée le lendemain en l’église de la Chapelle par le curé de la paroisse. Elle eut pour parrain [blanc] de [Rodonan] dit de Berlaghem, prévôt des églises de Mons et doyen à Gand et pour marraine au nom de Barbe Dentière, fille de Marc, Elisabeth Coghon, veuve de Nicolas Francq, en son vivant receveur général du marquis d’Havré, prédécesseur de Jehan de Lencquesaing. Elle mourut le 5 juin et fut enterrée en l’église Notre-Dame de la Chapelle devant l’autel de Notre-Dame .
8. Marie, née le 19 juin 1594 à Mons entre dix et onze heures du soir et baptisée en l’église Saint-Germain de Mons par le curé de la paroisse. Elle eut pour parrain maître Philippe Dentière, chanoine de Cambrai, et pour marraine Marguerite de [Westele]. « Dieu la face pre[n] [manque] feme », écrit son père sur le livre de raison. Elle mourut à Bruxelles, en avril 1663.
9. Pierre, né à Mons en octobre 1596 à huit heures du soir et baptisé en l’église Saint-Germain par le curé de la paroisse. Il eut pour parrain Jacques de Landas, sieur de [Gonlede] et pour marraine Françoise de Lencquesaing, sœur de Jehan et en ses lieu et place Jeanne Marin, épouse de François [Fusseau]. « Dieu le face homme de bien. Amen », écrit son père sur le livre de raison.
10. Michel, né un jeudi en mars 1599 vers huit heures du soir et baptisé en l’église Saint-Germain par messire […], chanoine et curé de cette église. Il eut pour parrain Jacques de […], bailli du marquis d’Havré, et pour marraine [blanc], épouse de maître Cornille […], lieutenant du prévôt de Mons. « Dieu le face homme de bien. Amen », écrit son père sur le livre de raison.
11. Jean-Jacques, qui suit.
12. Nicolas, né à Mons le 19 mai 1605 et baptisé en l’église Saint-Germain par le curé de la paroisse. Il eut pour parrain Nicolas Cols, bailli de Baudour, et pour marraine Anne Farnart, épouse de Louis […oy], greffier de Baudour. Il mourut jeune : « lequel enffant morut et fut porte en terre et acompaigne de tous les parens et amis qui assistoient aux […] ».
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