Charlotte Le Caron de Sains et sa fille. (sans doute Marie-Charlotte de Lencquesaing, mentionnée plus bas)
François Le Caron de Canettemont et sa fille.
Marie-Charlotte de Lencquesaing épouse Le Caron de Canettemont.22 prairial (10 juin). Philippe-Marie-Léopold-Joseph Le Caron de Sains (53 ans) avait été emprisonné à l'Abbatiale avec M. Le Caron de Canettemont, son frère aîné.
Le 22 Brumaire (12 novembre) il avait envoyé au comité de surveillance un certificat du chirurgien Nonot constatant "qu'il avait reçu en 1658, à la bataille de Creveldt, un coup de feu à la poitrine, et qu'il n'était pas guéri de sa blessure". Le commissaire ordonnateur de la 16e division militaire, ancien grand juge militaire, avait témoigné de son civisme. M. de Sains, maintenu en arrestation, fut envoyé à Cambrai. L'acte d'accusation, rédigé par Caubrière le 21 prairial, mis à sa charge les faits suivants : "Il résulte des pièces envoyées par le représentant du peuple Joseph Le Bon que Le CAron de Sains, en sa qualité de noble, a cherché par toutes sortes de manoeuvres aristocratiques et contre-révolutionnaires à maintenir le Tyran sur le trône et à conserver la féodalité qui lui était si précieuse et à faire égorger les patriotes en excitant contre eux tous les individus qui étaient à sa sole soit comme ouvriers ou autrement ; que ses liaisons avec tous les ennemis de la Révolution résidant à Arras sont généralement reconnues ; qu'il a assisté à différents conciliabules secrets tenus tantôt chez l'un et tantôt chez l'autre de ses complicesn dont plusieurs sont déjà tombés sous le fer vengeur de la loi ; qu enon content d'employer ces divers moyens pour opérer le retour de la tyrannie, il a encore, dans diverses lettres écrites à ses agents, cherché à discréditer la monnaie nationale en disant "qu'il craignait la suppression des assignats et qu'il ne voulait être payé de ses fermiers qu'en numéraire", comme aussi en empêchant, sous le prétexte que la liberté ne pouvait pas exister longtemps, ceux qu'il appelait ses vassaux à se racheter des iniques et injustes droits qu'il avait sur leurs possessions."
"Le Caron de Sains, dit Jouy, est accusé d'avoir discrédité les assignats ; tenu des conciliabules chez les Mingrival, les La Comté ; refusé à ses vassaux de se racheter des droits féodaux. On lui demande pourquoi il ne voulait pas que ses vassaux se rachetassent, a répondu que c'était de peur que son revenu diminuât. J'en suis conviancu."
Les autres jurés partagèrent cette conviction et M. de Sains encourut la peine de mort "pour avoir désiré le rétablissement de la féodalité et cherché à avilir la monnaie nationale".
Maïoul, de Sus-Saint-Léger, et son fils. Maïoul était un ami de Dominique-Jean-Jacques de Lencquesaing (1706-1776).
Werbier d'Antigneul.
Bibliographie :
A.-J. PARIS, La Terreur dans le Pas-de-Calais et dans le Nord. Histoire de Joseph Le Bon et des tribunaux révolutionnaires d'Arras et de Cambrai. Arras, Rousseau-Leroy, 1864.
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